Magnétiseur et guide de vie sur Amiens Mr freddy allart

Magnétiseur et guide de vie sur Amiens Mr freddy allart

chemin de compostelle du 27 avril au 30 mai 2006

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08/03/2012
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Troubles

chemin de compostelle (mai 2006)

 

 

    Ne jamais interrompre ou modifier un traitement médical en cours.

 

Accompagnement à la chimiothérapie et radiothérapie

 

Troubles généraux: stress, fatigue, migraine....

 

Douleurs: tendinite, sciatique....

 

Système digestif: diarrhée, constipation, nausée....

 

Système cutané: eczéma, brulures,urticaire....

 

Système respiratoire :sinusite, rhume...

 

Système circulatoire : pieds et mains froides, palpitation....

 

Système endocrinien: auditif...

 

Aide au traitement des addictions : tabagie....

 

un magnétiseur ne peut pas toujours soigner en une séance,contrairement à ce qu'il est courant de croire.

Si certains résultats demeurent effectivement spectaculaires, d'autres nécessitent d'avantage de séances,tout dépend de la pathologie .

 

 

Après la séance , des ressentis plus ou moins douloureux peuvent apparaître, ainsi que de la fatigue .tous ces ressentis disparaissent très vite.

 

Nombreux témoignages de réussites.

 

 

je travaille également à distance sur photos et sur les animaux .

 

 


11/02/2012
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NUREA.TV

NUREA.TV



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témoignages

je ne peux pas vous promettre la guérison, je ferai de mon mieux ,je ne fais pas de miracle.

je suis à votre écoute et bien sur je garde le secret de vos pathologies.

 


06/03/2012
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le livre qui nous a mis sur le chemin !

Mon épouse m'a offert début janvier 2005 ,le livre de MR Antony FAGNOT "dépasser son ombre".

Aussi une fois lu ,  il ne me restais plus qu'à la convaincre de partir sur le chemin .

Ce livre lisez le , il est magique , formidable.... et bon camino.

 

Pour commander le livre :http://www.editions-dubuisson.com

 

 

A voir absolument :   http://depassersonombre.blogs.fr/index.html

 

 

 


06/03/2012
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je recharge vos bateries

vous étes fatigués,démoralisés,déprimés,vous n'avez plus d'énergie,

je recharge vos batteries:

en rendez vous ,par téléphone,sur photo .

tout ça simplement s'en blabla ....


24/03/2012
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nettoyage de votre maison

vous vous sentez fatigués ,vos affaires ne marchent plus,vous avez l'impression que chez vous rien ne va plus,que quelque chose ne tourne pas rond , chez vous vous sentez une présence.

après rendez vous , je me rends chez vous et je libère votre maison de tous ces problèmes ...

 

 

 

TÉMOIGNAGE :

  • Reçu le 23 janvier 2015 

 

 Bonjour Mr Allart,

Excusez moi du retard , nous avons eut tous les 2 un air de grippe qui nous a cloué au lit.
Depuis Samedi que vous êtes passé , c'est calme .Rien ne s'est produit, pas de bruits, pas de voix, pas de couloirs froids, pas de manifestations dans notre chambre. 
Ca nous a fait plaisir.
Le samedi et dimanche nous avons dormi d'un sommeil de plomb, chose que nous étions plus habitués.
Demain mon mari est du matin pendant 2 jours donc je verrais, puisque l'essentiel se produisait toujours quand mon mari était du matin.
Je suis très contente que vous ayez pu passer et ça nous a soulagé énormément. Le jour même , ma tête a beaucoup tournée et ça m'a chauffé dans l'estomac jusque vers 22h mais j'étais exténuée et ce n'est pas dans mes habitudes de me coucher aussi tôt 2 jours de suites.
Je voudrais encore vous remercier de votre gentillesse et de votre écoute ainsi que celle de votre fille, car depuis des années il n'y a eut que vous qui nous avez cru.
Je vous joints les photos et j'espère vous revoir très bientôt pour mes problèmes de colons et autres.
Mes amitiés mr Allart ainsi qu'à votre fille.
"Sabrina"

 

  • Reçu le 02 février 2015 

bonsoir Mr Allart,

Je vous ai raté de peu au téléphone samedi , comme je n'aime pas déranger le dimanche, je vous donne des nouvelles car je ne vous ai pas oublié ni mon mari d'ailleurs . 
J'ai attendu un peu pour voir si ça fonctionnait toujours et bien oui ! Même très bien , j 'appréhendais les jours ou mon mari aurait- été  du matin. Et bien les 2  journées du matin de la semaine qui ont suivies votre visite, rien ne s'est passé et grande surprise ce matin comme mon mari était du matin ce matin, mon chat est remonté dans la chambre sans crainte. 
Des mois et des mois sans vouloir monter et ce matin à 4h au départ de mon mari il y ait monté. Très surprise et très contente.
Votre action a très bien fonctionné, aucunes anomalies paranormales depuis votre visite du 17 janvier, ce qui s'appelle "rien de rien" . J'ai fait la neuvaine comme vous me l'aviez dit.
Mon mari dort bien mieux et ne se réveille plus à des 5h et de mon côté bien plus à l'aise dans la maison.
Nous sommes tous les deux très contents, nous respirons. Enfin un problème envolé grâce à vous .
Bien amicalement Mr Allart 
Sabrina

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28/03/2012
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votre mutuelle

       Certaines mutuelles remboursent ces soins en allouant un forfait annuel ou un nombre de séances à l'année. Se renseigner auprès de sa mutuelle.

 

Il est donc conseillé à chacun de prendre contact avec sa mutuelle afin de se renseigner.

 


10/02/2013
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Tarif de séance

le prix des séances de magnétisme est de 50 € et la durée selon mon ressenti .

 

le prix des séances guide de vie est de 50 €  et la durée de 1 h à 1 h 1/2 . le nombre de séances dépendra de vous et vous seul .

 

un magnétiseur ne peut pas toujours soigner en une séance , contrairement à ce qu'il est courant de croire.

Si certains résultats demeurent effectivement spectaculaires , d'autres nécessitent d'avantage de séances , tout dépend de la pathologie .

 


12/06/2013
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contact

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freddy.allard@neuf.fr


27/11/2013
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Ma première fois

Un jour , l'une de mes filles ramasse une petite chatte dans un caniveau , elle avait été culbutée par une voiture .
Ma fille la dépose chez notre vétérinaire et va la récupérer le lendemain , le docteur lui explique qu'il lui a posé des broches ici et là .
Quelques temps aprés , "DINA" la petite chatte nous inquiète fortement, elle fait des crises , elle se jette sur les meubles, le frigo comme une furie , retour chez le vétérinaire qui nous explique qu'elle a pris un coup à la tête et qu'il est impuissant et ne pourra pas régler le problème .
Je n'avais pas encore exercé le magnétisme, je me suis dit que c'était l'occasion, le résultat de ces deux séances furent plus que concluantes et aujourd'hui "DINA" est toujours prés de nous, dans une forme super, une vraie princesse .


01/07/2014
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récit de notre chemin

                                                                       A Antony et mes petits enfants

 

 

 

 

27/04/06

 

 

 

 

 

Nous y sommes,          jour de départ pour st Jean Pied de Port,nous sommes dans le train:arrivée paris à 20h09,Ma Poussinette à versé sa larme en embrassant Flore Julie et Lily la chipette ,(Melyne était chez son père),j'ai réussi à ne pas verser la mienne,ce qui a du les étonner,mais je ne voulais pas rendre ma sauterelle plus triste encore.

Les préparations ont été dure à gérer,drôles de nuits depuis deux semaines !!(inquiétude sur mes possibilités et sur notre matériel)et aujourd'hui je pense que j'étais au comble de l’inquiétude,du manque de confiance...

Maintenant je suis plus détendu,demain Dieu nous guidera vers st Jacques .

arrivée à la gare d’Austerlitz après un petit retard du train à la gare du nord a cause de personnes sur la voie à chantilly.Nous avons pris le métro jusqu’à la gare d’Austerlitz il nous faut attendre un peut plus d'une heure pour monter dans le train en direction de Bayonne.

dans le café d’Austerlitz nous avons remarqué un couple de personnes un peut plus âgées que nous,avec me semble t-il  une coquille st jacques sur le dos de Madame (Déjà).

 

Depuis que nous avons fini notre café,ma poussinette est plongée dans ses mots fléchés,elle est étonnée de constater que j'ai déjà écrit toute une page.Je m exerce à écrire, j'aimerai tellement être fier de mes écrits à mon retour pour que mes filles et petite filles puissent quand elle le liront se régaler et mieux avoir à leur tour envie de faire le chemin.

 

Dans le train qui nous menait à Bayonne, j'ai très mal dormi (je n'aime pas prendre le train),nous étions installés sur des siège inclinables très durs,le repose tête pas confortable !une horreur!

Dans la nuit j'ai été réveillé par un choc au bras gauche,coté allés, j'ai cru que je rêvais;trois gars d'une vingtaine d'années accoutrés bizarrement circulaient torse nu à la queue leu leu,le premier était vêtu simplement d'un short blanc très moulant,il portait une perruque de cheveux longs,blonds et raides, le second était en short noir et le troisième en jupe blanche,affublé lui aussi d'une perruque semblable à celle du premier ( des jumeaux),ils déambulaient en marchant sur la pointe des pieds en cadence.J'oublie de dire que le premier avait une bouteille de vodka à moitié vide à la main,lorsqu’il sont repassés il y en a un qui aidé par les mouvements chaloupés du train a perdu l'équilibre et s'est étalé sur un voyageur endormi (si cela est possible dans un train)qui réveille en sursaut s'est demandé s’il n'avait pas rêvé.Les trois compères se sont éloignés sur la point des pieds toujours en cadence jusqu'au wagon suivant,à entendre les voix qui se sont élevées leur numéro n'a pas du plaire à beaucoup.

 

 

6h44 arrivée à Bayonne ou nous avons retrouvé le couple déjà aperçu au café d'Austerlitz et puis d'autres pèlerins nous ont rejoints pour le trajet St Jean Pied de Port via la SNCF.

A St Jean Pied de Port nous avons fait composté nos credanciales .

Nous sommes allés ensuite faire quelques provisions .

Devant une boutique ou ma pousinette est entrée,  une dame ne me quitte pas des yeux comme si elle me reconnaissait et qu'elle n'osait pas m'aborder.BIZARRE ! BIZARRE ! un couple sort du magasin ,me salue,je blague,aussitôt la dame me dit "je vous connais, ou nous,nous sonnes rencontrés? je n'en n'ai pas la moindre idée.BIZARRE !BIZARRE !

nous sortons de St Jean et commençons notre chemin,j'avais lu que le début était difficile,et bien je confirme il est difficile,ça grimpe des la sotie de St Jean, ça grimpe,ça grimpe,et ça grimpe toujours.

Le paysage est fantastique,ce coin de montagne Basque est pastoral,vert,vallonné,ensoleillé mais pas très chaud.

nous arrivons a HONTO (ferme de Iharburia) 5 km,nous sommes accueillis par Mme Ourtiague . J'avais lu que les "Ourtiague"n’étaient pas sympas et bien non seulement ils ne sont pas du tout sympas mais en plus il sont très "magouilleurs",nous avons appris par d'autres pèlerins que ce soir la les tarifs du gite et du couvert n'avaient pas été les mêmes pour tous.ils nous avaient "dispatchés" dans plusieurs pièces différentes en nous faisant croire que les autres étaient occupées.

Ils nous ont réclamé des sommes allant de 26€ a 46€ ??? nous avons réglé la somme de 26€ car j'ai discuté le tarif,Mme Ourtiague a fini par baisser de 4€mais a supprimé les apéros et les fromages pour nous deux et nous a installé en bout de table afin de surveiller que nous ne mangions que ce a quoi nous avions droit.

A l’heure de dîner il n'y avait plus de place en bout de table,cette pauvre femme ne savait plus comment gérer cette situation,aussi pour la rassurer j'ai juré devant toute la table que nous ne toucherions pas a l’apéritif ni au fromage de brebis.

Après le repas nous avons rejoint notre chambre occupée par quatre lits mais nous n’étions que nous ,donc parfait pour le repos.Demain ça grimpe !

Démarrer le chemin sur une très forte montée après 12h de train bruyant ça n'a qu'un seul avantage:bien dormir.

 

29/04/06 De HONTO (Hontio) à Roncevaux (Roncevale)

20 km 500 ....5h30

Lever 6h30,rendez vous a 7h pour le petit déjeuner en groupe sur la grande table,sympa mais faut pas compter sur le rab.

Après la toilette nous récupérons nos credanciales et allons payer notre du,Mme à le sourire,quand à Monsieur,il ne risque pas de reconnaître plus tard un de ses hôtes puisqu'il n'a d'yeux que pour les euros  qu'il encaisse,chacun d'entre nous dépose devant lui la somme tant attendue ! il a un rictus aux lèvres qui en dit long , sur l'amour que ce " brave homme" porte à ce moment privilégié de la journée.

Quelques  minutes plus tard nous attaquons la grimpette,le démarrage est très dur malgré une bonne nuit , nous marchons non loin du couple vu pour la première fois à la gare d’Austerlitz.Au début pas de brouillard,on peut donc profiter de la nature ; chevaux en liberté , genets en fleurs .

puis le brouillard s'installe,il nous enveloppe,notre visibilité est réduite à 15 m . Lors d'une petite éclaircie nous sommes doublés par de jeunes brésiliens, puis un pèlerin grand et peu chargé arrive à notre hauteur , il est Français et me fait remarquer que les jeunes ont sur leur sac à dos un drapeau brésilien et dit regretter de ne pas avoir le sien le drapeau français , il s’épanche un peu me dit qu'il est parti avec un groupe d'une dizaine de personnes et qu'il regrette d’être tributaire des autres:un a la nourriture,l'autre l'eau , il ne se sent pas libre , c'est compliqué il y a celui qui veut s’arrêter , un autre qui veut continuer, bref c'est très compliqué ; Nous nous arrêtons pour boire, lui continue sa route , il disparaît dans le brouillard qui tout à coup nous enveloppe . Un peut plus tard , un peut plus haut : vent froid , la piquette , je ne  décrirai pas le paysage sur ce tronçon de chemin nous n'avons rien vu.

Âpres cette terrible et épuisante grimpette (6%) c'est la descente que nous effectuons en partie avec un couple résidant en Moselle Josette et Roger qui ont débuté le chemin de HONTO avec nous.

Que c'est dur de descendre , j'ai appris aujourd'hui que je suis meilleur grimpeur que descendeur,je suis arrivé à Roncevaux éreinté,fourbu,moulu.Cette journée nous a permis de faire quelques connaissances,le couple de Moselle , Édouard un basque de Bayonne qui s'est chargé d'un sac de 19 km500 de vêtements qu'il prévoit de jeter au fil des jours pour ne pas avoir de lessive à faire (?).

Roncevaux , c'est tout petit nous dormons dans un lieu qui rappelle une chapelle sans fenêtre, première expérience de lits superposés (80 places).

Deux cloques ;une à chaque talon,je prie Dieu et St Jacques pour que les choses rentre vite dans l'ordre et m'évitent de souffrir demain et les jours suivants.

nous avons eu Flore et Melyne au téléphone : "super" .

Après la bénédiction des pèlerins , le restaurant , au menu : pattes  sauce tomate en entré , truite accompagnée de frites , yaourt, vin et eau, le tout pour 8€ par personne , après direction dortoir.

<<Pour découvrir ou te conduit le chemin, il faut peut être un peu souffrir>>

 

30/04/06   De Roncevaux à Zubiri 20 km500

6h30:Réveil, bien reposés malgré les sifflets et claquements de mains que certains ont fait entendre plusieurs fois dans la nuit pour faire taire les ronfleurs qui eux ne m'ont pas réveillé.

Petit déjeuner grasse à un sachet de nescafé puis départ à 7h30 .

Vent frais mais soleil,nous marchons en sous bois, des les premiers pas nous nous sentons en pleine forme, nos collègues sont partis un peu avant nous , mais on est très bien à deux ! Nous passons deux petit "gués" en marchant sur des pierres , c'est très joli ! les paysages sont magnifiques , quelques chevaux et leurs poulains nous salut.Nous nous arrêtons dans un bar pour un café , croissant à Burguets puis repartons.

Jusque là le terrain était plat , se dresse devant nous maintenant le col d'Espinal qui nous faut atteindre (922m de dénivelé mais que de la foret, je quitte mes chaussures de marche, mes cloques se réveillent juste au départ de la montée , je chausse mes sandalettes que je n'ai pas encore portées , elles ne sont pas encore "faits" et j’espère qu'elles ne me blesseront pas les pieds.

Nous avons passé le col sans grande difficulté , ma poussinette marche bien , il fait chaud , les sacs ne nous gênent pas du tout !.

Le chemin dans la descente n'est que roche , cailloux et terre humide ,dans un virage en sous bois nous retrouvons Lucette et Roger qui cassent la croûte , nous en profitons pour faire une pause et nous restaurer , il es midi , un pèlerin nous rejoint quelques minutes après ,c'est Édouard alors que nous le pensions loin devant , il nous apprend qu'il a attendu dans un bar de viscaret devant une énorme omelette et un vin rouge , nous n'avons pas suivi les mêmes flèches que lui dans ce village , nous ne sommes donc pas passés devant ce bar.

Après ces quelques minutes de retrouvailles nous reprenons la descente vers Zubiri .On entre dans Zubiri en passant sur un vieux pont Romain le pont de la rage qui s'appelait le pont du Paradis dans le passé.  Nous nous à la recherche d'un gite .Les Hôtels,pensions et gîtes sont complets , plus une place libre . Alors que nous tournons en rond un peu inquiets , je me souviens d'une question , posée à Gerard du camino sur son site internet  (http://www.guides-cheminsdecompostelle.com/guide-chemin-compostelle_menu.htm)avant notre départ traitant justement notre situation.Sa réponse avait été la suivante :On ne te laissera jamais dehors ! Effectivement après une entrevue avec Mr le maire de Zubiri les portes de l'ancien gymnase scolaire nous sont ouvertes; une immense pièce de 80 m x 20 m au moins(pas de chauffage) dont une petite surface est occupée par des sommiers métalliques sans matelas et a 60 m dans un préfabriqué 2€ la douche froide !......C'est l'aventure . Avant de me doucher j'ai eu la très mauvaise idée d'enlever les pansements 2ieme peau sur les cloques , la 2ieme peau fut très facile à ôter d'autant plus que la peau des talon s'est arrachée en même temps , résultat : deux plaies à vif .

Roger et Édouard m'apprennent qu'il ne fallait surtout pas enlevé la deuxième peau. Je m’inquiète , me ,sera t il possible demain de supporter mes sandalettes ????

A la sortie de la ville nous dînons dans un petit restaurant.  A notre retour au gymnase ce n'est plus sept lits qui sont montés , mais sans les compter au moins quarante . Ces pèlerins n'avaient pas tous leurs matelas en mousse compressée , ainsi certains dormirons à même le sommier métallique , d'autre installeront des cartons ou des couvertures entre leurs duvets et la ferraille , enfin tous seront à l'abri . Il ne fait pas chaud , vers 2 h du matin ma poussinette me réveille pour que je l'accompagne aux toilettes situés dans une cabane de chantier à 200m équipée en douche et WC ; lavabo pour les pèlerins .Il fait vraiment un froid de canard .

<<Soleil, grimpette , vent froid , Pyrénées , Poussinette je vous aime >>


1er mai 2006 de Zubiri à Pampelune    21 km

Cinq heures 30 de marche dont une demi-heure en bus .Départ à 7h30 après une nuit dans notre gite improvisé ou il fit très ,très froid ! des 2h du matin .Après avoir fait tamponner nos credanciales et but notre café soluble nous repartons par "le pont de la rage" . Ciel ensoleillé mais pare - brises givrés , il ne fait vraiment pas chaud; le coupe vent et les deux pulls en polaire nous sont utiles . Quelques chien nous souhaitent bon camino ; paysages vallonnés très verts beaucoup de chevaux , je ne souffre pas du tout , le chemin n'est pas compliqué , nous sommes le 1 er mai , jour fériés donc tout est fermé notre pitance se compose d'un petit morceau de brebis et de quatre carres de kirri , il faudra que l'on trouve quelque chose à manger pour midi .Un café nous ferait du bien.Nous nous engageons dans un bois puis le chemin passe une rivière (je ressens depuis quelques minutes une douleur au niveau de l’articulation reliant pied gauche et jambe ),puis il faut longer une nationale sur 1 km , ce n'est pas très sécurisant ; je traîne le pied par contre ma poussinette est  en forme tant mieux pas un bobo .

Nous sommes rattrapés par un groupe de cinq jeunes qui ont passé la nuit avec nous dans le gite , l'un deux est très jeune il m'apprend qu'il est Colombien de Bogotá et qu'il parcourt son dernier tronçon avec ses amies ; il pérégrine pour raisons spirituelle et sportive . Ce gars a toujours le sourire aux lèvres , il est formidable , je lui dis il me  répond , "Cool man".

Plus tard nous retrouvons Lucette et Roger qui comme nous sont un peu inquiets de n'avoir trouvé aucune boutique ouverte !

Édouard est parti à 5h30 pour nous trouvé une place dans l'un des gîtes de Pampelune au Cizur Mayor c'est sympas et courageux.

Nous arrivons sur une aire de repos équipée de tables en béton et d'un énorme barbecue en dur. Je souffre beaucoup et j'ai un petit creux ; Coup de chance un groupe d'espagnols termine un gueuleton avec brochettes et merguez ; je prend mon courage à  deux mains et je leur demande une part de pain . Quelle na pas été leurs réaction lorsqu’en échange je leur ai proposé 1 € , j’ai donc repris l'euro et m’apprêtais à rejoindre ma sauterelle quand ils mont prier de me servir sur le grill , de prendre ce que je voulais ; j'ai pris une merguez et je les ai remerciées chaleureusement pour leur gentillesse .

par la suite le trajet fut long et pénible pour ma cheville ,nous avons rejoint Roger et Lucette dans un salon de thé à ARRE VILANA ou nous  nous sommes régales de pâtisseries et boissons;après ce petit moment de repos apprécié ma cheville m'a fait atrocement souffrir ; nos amis m'ont conseillé de prendre un taxi , j'ai refusé , hors de question de faire même une petite partie autrement qu'a pied ! ....Malheureusement une demie . heure après les avoir laissés prendre de l'avance , je ne peux plus du tout posé le pied par terre , c'est la mort dans l’âme que je pris le bus jusqu’à Pampelune . A la descente du bus nous avons traversé la place de Castille , moi avec un pied douloureux simplement couvert d'une chaussette et nous sommes arrivés dans un refuge ou il restait de la place , Ouf ! quel soulagement !

A peine avions nous  pris possession de nos lit superposés dans une chambre de 4 qu'un couple nous rejoints , et oui agréable surprise Lucette et Roger occuperont donc cette chambre avec nous.

Je me suis soigné avec tous les produits adéquats puis nous sommes allés souper au restaurant . Sur notre chemin nous avons traversé une place ou une fête venait de se terminer ; il y avait des bouteilles sur les pavés et des jeunes gens semblaient passablement éméchés .

Nous avons retrouvé Jean Louis un Belge qui est déjà allé à Compostelle en partant de loroso alors cette année il fait le tronçon manquant : St Jean Pied de port à Loroso , Jean Louis est lui aussi Papi il est super , il y a également deux petits jeunes des Landes , un couple de Noirmoutier et Jacky de Rouen . Ce fut une bonne soirée vraiment sympa ( les plaisirs du Camino ? )

Rentrés , couchés .     "Souffrir pour peut être grandir ? "    Ma poussinette je t'aime.

 

 

2 mai 2006

De pampelune à Puente la reine 25 km 500.....6h30

 

Départ à 7h40 après le petit déjeuner , ma cheville ne va pas trop mal , Je demande à Lucette et Roger de nous devancer , je traîne la patte jusqu'à la sortie de la ville puis la douleur disparaît .

A Zariquiequi on admire une petit église en restauration , très belle .Dehors nous discutons avec des pèlerins de Lille , Reims , d'Espagne et 3 jeunes Américains qui vont jusqu'à Compostelle et qui m’étonnent-- car ils parlent Français correctement , ils ont déjà passé 7 mois en France .Le monde entier est représenté sur le Chemin .

Le camino monte dénivelé de 200m , à la cime d'un col trône toute une rangée d'éoliennes et un vent de face très très froid , un des Lillois plaisante en nous disant que  : il y a du vent mais c'est pas étonnent ils ont laissé les ventilateurs en marche!, humour bien de chez nous.

Nous nous couvrons pour la descente , mais le col passé nous quittons nos coupe vent , ce coté est à l'abri et en quelques mètres nous avons chaud . Descente casse genoux dans un éboulis qui n'en finit pas , c'est vraiment très dur ! Plus tard nous nous désaltérons dans un petit refuge bar à Urtegua , les propriétaires ne sont pas sympathiques . A l’extérieur un jeune (Vincent) nous demande si nous avons aperçu sa copine , une petite blonde qui souffre des genoux , nous nous ne l'avons pas vue , elle arrivera quelques minutes plus tard ,je ferai ce que je peux pour alléger sa souffrance puis nous prenons le chemin juste derrière  Jacky qui est mal en point .Des petits oiseaux peut être des grives sifflent sur notre passage , puis surprise sur une cheminée de 25m de hauteur nous découvrons les premières cigognes sur leur nids ; ma poussinette est ravie , cela lui rappelle quelques images - souvenirs de jeunesse de quand elle habitait l’Algérie à setif .Sur ces derniers kilomètres nous avons aussi croisé un pèlerin qui a commencé le chemin en partant de chez lui c'est à dire Troyes , et une jeune Bretonne qui souffre des genoux et des pieds et qui pour se soulager et moins souffrir marche à reculons . je tente d'alléger ses souffrances et nous partons devant . Plus tard , dans la soirée nous apprendrons qu'elle a été transportée à l’hôpital ; je crois qu'elle se prénommait "Claire ".

Arrivés au Gite , un jeune barbu nous propose de participer à une messe , nous l'avions aperçu à St Jean Pied de port au Gite ou nous avions composté nos credanciales , C'est un prêtre Brésilien Jésuite de 34 ans .

Nous nous sommes retrouvés une dizaine dans l’église , tous autour de l'autel . le padré a célébré la messe , une messe que je n'oublierai jamais même si elle a été dite en Brésilien ( portugais) ,ce fut très fort ' avant la communion il a demandé à notre petit groupe de dire et d'expliquer pourquoi il faisait ce chemin ; un espagnol et des jeunes femmes et hommes Brésiliens ont exprimé les raisons pour lesquels ils faisaient ; nous avons pleuré plusieurs fois en les écoutants , c’était bouleversant , rempli de beaucoup d’émotion .

le padré est un être "vrai " , un véritable rassembleur , il nous le montrera plusieurs foi par la suite , " Merci pour ton talent " . Avant de quitter l’église j'ai eu envie de parler de Dieu , des choses étranges dont je découvre les possibilités depuis quelque temps , je me suis tourné vers le padré qui m'a fait comprendre que la barrière de la langue allait être un obstacle important et qu'il était vraiment désolé . Très déçus nous avons repris le  chemin du Gite .

Après le repas du soir pris dans le refuge , nous nous sommes installés sur un muret face à l'entrée pour soigner nos pieds ; alors que je me bandais la cheville , un pèlerin s'est approché de nous et m'a demandé ce que j'avais à la cheville il s'est présenté , "Carlos " ,nous dit qu'il est magnétiseur et qu'il me propose de soulager mes souffrances si je suis d'accord ; j'ai tout de suite compris que Carlos était la personne avec qui j'avais envie de parler , confier un tas de choses.Merci Carlos pour ton écoute , ta gentillesse , ta douceur ta force calme .ta sagesse , tes mots choisis, pesés font un bien fou .Le hasard existe mais sur le camino il est semble t-il absent , c'est différent il ne s'appelle plus hasard , beaucoup de pèlerins le diront , il est fait d'une force qui nous dépasse , il parait écrit , prévu ? .............. Merci

Aujourd'hui Édouard nous a attendu jusqu'à 14h30 mais ne nous voyant pas arriver , s'est avancé de 8 km . Ma poussinette est très fatigué : plein de douleurs aux pieds rien de grave , elle est installée sur la pelouse devant le gite . Elle est belle mon amour.

     "Marche , parle , regarde et apprécie "

 

Le 3 mai 2006

De Puente la Reine à Ayegui 22 km5 + 2,5 km

 

Départ 7h50 il fait déjà chaud , hier la température était de 26°.

Ça grimpe encore mais un peu moins dur, nous partons avec Lucette, Roger est allé récupérer son appareil photo oublier au restaurant hier soir; il était affligé à l'idée d'attendre 9h pour le récupéré.

Nous sommes grisés par la beauté des paysages et par les odeurs de fleurs , tout le long du chemin ail sauvage ,sauge , coquelicot ,thym, chèvrefeuille ,aubépine et mille autres fleurs embaument, les oiseaux nous saluent .Pour la première fois le chemin traverse des vignes et nous n'entendons pas de le bruit de l’autoroute ; cela fait du bien !.......Nous traversons Maneru et Cirauqui des  villages toute beauté avec des grandes places , des maisons très rustiques , de belles fontaines , des petites rues peuplées de chats , linge étendu au fenêtre puis pendant un long moment , le chemin ombragé de bosquets d'aubépines est vraiment superbe .Arrivés à Lorca ; prés d'une fontaine nous retrouvons Jean Louis , un couple de Bordelais , Carlos et son épouse puis le Padré et sa  cousine nous rejoignent , nous sommes tous très heureux de nous retrouver ; "Magie".

La marche reprend , nous apercevons au loin Villatuerta . Nous passons devant un stèle ( prés de la route 111 ) qui rappelle qu'une jeune Canadienne a été tuée pour avoir essayé de traverser la route ; Ça dérange beaucoup , de nombreuses stèles sont érigée à la mémoire des pèlerins disparus ; un Brésilien de 49 ans , un Japonais de 64 ans et un Belge. 

Lorsque nous arrivons à Villatuerta , la fatigue nous a gagnés depuis un moment mais il faut continuer pour rejoindre Estella ou le gite nous attend.

Que cette partie du Camino fut longue , et que ne fut pas notre déception de trouver le gite complet , déception un peut atténuée par la joie de retrouver Édouard qui nous raconte ses péripéties .

Il nous faut grimper 2 km500 un vrai calvaire ! Le gite est convenable ; nous retrouvons le Padré et son équipe .nous allons faire quelques courses , en autres des produits pharmaceutiques pour nos soins .Au bar nous mangeons avec un couple de  Québécois qui avaient déjà partagé une nuit à Zubiri  avec nous , il est typographe et elle travaille à la banque coopérative ; des gents super !

Le Camino est la rencontre de personnes qui cherchent , cherchent , cherchent mais ne savent pas encore quoi ? .

 

 

Le 4 Mai 2006     Ayegui à Los Arcos  22km 5

réveil à 6h petit déjeuner et départ à 6h45 . Sortis du Gite nous grimpons jusqu'à Irache ou se trouve la seule fontaine à vin du Camino ;nous sommes tous un peu excité , nous remplissons nos gourdes et nous reprenons notre chemin , c'est un peu couvert mais le temps est lourd .Le chemin nous mène à Azqueta ou nous nous requinquons dans sa petite église . Après quelques km de douce montée nous découvrons la Fuente de Los Moros (Source des Maures ) ou des pèlerins partis deux km plus bas nous rejoignent: deux petits jeunes Landais Thomas et Quiterie et un couple d' Anglais .

 Villamayor petit village très pittoresque est le dernier endroit traversé avant l'arrivée à Los Arcos ,13 km à parcourir pas compliqué mais rude pour plusieurs pèlerins qui comme nous souffrent de divers petits maux ; Quel plaisir de retrouver ce que nous sentons proche de nous.

Plusieurs arrêts casse croûte pour reprendre des forces , du courage , pour pour reposer et aérer nos pieds ! Ce confort sera nécessaire pour arriver à Los Arcos , ou le gite se trouve à l'entrée du village , il est tenu par un couple d'Autrichiens sympas , nous y retrouvons Jean Louis , Lucette , Roger , Édouard ,Marielle , Jacques les Québécois et quelques autre . Ce soir nous dînons au gite avec la compagnie .

 "sur le chemin nous chantons , écoutons , regardons , discutons , déjà un peu nous changeons "

 

 

5 mai 06   De Los Arcos à Viana  18km

 

Une bonne nuit après un bon repas ou nous avons beaucoup appris sur le Québec.

Départ 7h15 Ciel nuageux , chemin vallonné ou quelques chien nous saluent , beaucoup de chien bergers et aussi de nombreux chats faméliques car pour se nourrir ils ne doivent compter que sur leur qualité de chasseur ! Nous passons dans les vignes , les oliviers , les amandiers et mille fleur .L’étape d'aujourd'hui est vraiment très agréable !

Deux villages au début : "Sansol et Torres del Rio" perchés sur leur colline respective ;Magnifique ! A Torres del Rio nous faisons composter notre crédencial à la petite église habitée par une seule statue "le christ en croix" ; puis c'est 11 km dans la nature , les petites grives sifflent sur notre passage , perchées sur les branches des oliviers à deux ou trois mètres de nous , elles ne nous craignent pas . Le soleil perce les nuages , mais le ciel est menaçant , après un long moment de chemin sur la n°111 nous arrivons à Viana un gros bourg en restauration ; superbe ! Je suis très fatigué ; les problèmes de pieds et de chevilles sont surement responsables ; ma poussinette est toujours au top !elle se régale , elle est formidable ; quel amour ! nous nous mettons à table dans un gite avec Jean Louis qui nous raconte son arrivée à Compostelle , que d'émotions , la sieste nous fait du bien .

Le Gite est un monument du XIII siècle restauré pour accueillir les pèlerins .

Cette après midi petite averse passagère ! Nous avons retrouvé les amis mais j'ai appris que nous ne verrons pas Suzy et Carlos qui se sont avancés jusqu'à Logrono , nous les verrons demain . Le ciel ce soir est de nouveau à l'orage .

  "Le Camino nous a plongés dans beaucoup d'émotions "

  "marche , chante et marche "

 

6 mai 2006        De Viana à Navarrete 21 km

 

7h30 Départ, après un petit déjeuner nous marchons doucement avec Jean Louis , il pleut , comme cette nuit une pluie fine qui mouille .  Jean Louis traîne les pieds , il est vrai qu'a Logrono il prend le train pour la Belgique , le Camino est bouclé ; il est surement content à l'idée de revoir sa famille , petit fils et petite fille , mais quitter le chemin le peine beaucoup .Nous entrons dans Logrono ; grande ville , je ressens déjà une oppression même si les gens sont communicatifs avec les pèlerins. Pour la première fois un gars m'a touché le bras , je passe maintenant dans la peau , la vraie peau des pèlerin et je porte bonheur , un autre type nous offre des bonbons et nous invite à passer la nuit chez lui .La séparation d'avec Jean Louis à la gare a été teintée d'une forte émotion . Jean Louis est un être calme , timide , quelqu'un de bien .

Nous reprenons la direction de Santiago , dans 12 km nous serons à Navarette , il ne pleut plus mais le ciel est gris , c'est triste , nous suivons la n°120, sur le grillage qui la longe des croix de bois ont été disposées dans les mailles il y en a sur plusieurs mètres "Que Dieu nous protège ".

Mon amour se porte comme un charme , de nouveau les pieds me font souffrir , j'ai hâte d'arriver au gite aujourd'hui , nous avons été doublés par deux Anglaises à cheval de petite taille. 

Navarette est perchée sur une colline , c'est vraiment très joli ; nous arrivons à l'Auberge , nous nous y installons , il n'y a personne que nous connaissons parmi les pèlerins ; mais un peu plus tard un couple de bordeaux que nous avons déjà rencontrés s'installe également . Édouard , Lucette et Roger sont un peu plus bas dans un gite aux prestation plus onéreuses , nous dinons avec eux . pas de nouvelles de Suzy et Carlos , c'est vraiment dommage .Après la douche je me suis aperçu que les ongles de mes deux gros orteils sont bleus aie ! aie ! aie ! .Je pris St Jacques.

  "Une amitié si vite construite , je n'avais encore jamais vécu cela "     Salut Jean-Louis 

 

Le 7 mai 2006 de Navarette à Azofra  24 km

 

7h40 départ . nous avons très bien dormi , la sortie de Navarette se fait par la route , le temps est menaçant , sur une haute cheminée une cigogne bat des ailes , et à nos pieds un chaton quémande sa pitance , ce sera une petite galette genre Bretonne puis le camino file dans les vignes , c'est boueux , collant , glissant , des bleuets égaient les bords du chemin sur plusieurs km , nous n'admirons pas le paysage , nous regardons surtout ou nous mettons les pieds , ma cheville est toujours gonflée , mais aujourd'hui nous avons pas trop souffert , nous avons traversé Najera , puis d'une cabine téléphonique nous avons essayer de parler à Flore .

Un petit arabe roux de 4 ans environ joue avec le bourdon de Poussinette , est ce un futur pèlerin pour la Mecque ?. Nous avons retrouvé le padré .La sortie de Najera grimpe très longtemps et suffisamment pour nous casser les pieds , puis de nouveau la boue , et la descente qui fait souffrir les genoux , le parcours se termine sur l'asphalte , rien de mieux pour réveiller les douleurs.

Le Gite est récent il date de juin 2004 , 60 chambres à deux lits. Nous pourrons parler aux étoiles . Lucette , Roger , Jacques , Marielle , ainsi que Vincent et Stéphanie sont au gite .

Je suis fatiguée , ma poussinette a traîné un peu sur les 3 derniers km mais est arrivée en forme . Nous casserons la croûte tous ensemble .

   "Le chemin te guide mais ne met pas les pieds n’importe ou "

 

Le 8 mai 2006 De Azofra à Granon 22 km .

 

Après une nuit de repos , nous reprenons le chemin ; un ciel bleu mais un vent froid , nous marchons sur nos ombres , à notre droite , des sommets enneigés , à notre gauche des bleuets , le Camino n'est pas trop difficile , relativement plat , beaucoup de pèlerins marchent avec nous , contrairement à hier et avant hier ou nous avons pratiquement marché presque tout le temps à deux , nous longeons un peut la n°120 qui n'est pas très agréable puis nous atteignons par un chemin de terre à travers les vignes Ciruena ,il y a un nombre impressionnant de bâtiments en construction . Il  faut dire qu'il n'y a pas un endroit que nous avons traversé ou nous n'avons pas vu de constructions ou restauration . Après une petite pause casse croûte nous reprenons le chemin . Mon amour est en forme , comme les jours précédents elle se plaint bien un peu mais c'est surtout du a la fatigue .

A l'horizon de jolis paysage s'offrent à nous, le soleil nous accompagne mais il fait toujours très froid . Au cours d'une montée qui aurait du être pénible , le padré est apparu d'un coup derrière nous , sa compagnie , la discutions franco-brésilienne que nous avons eu avec lui nous a fait oublier ce passage " Question ?.

Arrivés à Santo Domingo nous avons retrouvé Stéphanie sur le parvis de l’église dans la quelle une poule ,un coq vivent en cage .

Malheureusement l’église est fermée , nous ne verrons pas la volaille.

Nous profitons d'une cabine téléphonique pour joindre la famille , Melyne m'arrache quelques larmes quand elle me dit "papy c'est trop long !"

Les douleurs au pieds commencent à se faire sentir , nous faisons une pause d'une demi-heure avec massage et petit encas de fromage et pommes . c'est réparateur , mais plus dur furent les premiers pas pour reprendre le chemin , toujours des oiseaux aux jabots comme les grives chante sur notre passage à quelques mètres , c'est très agréable , le Camino nous emmène à Granon par le bord de la nationale 120 les véhicules roulant à vive allure ne passe qu'à moins d'un mètre de nous ,ce n'est pas prudent , nous n'en menons pas large !.

A Granon le gite se trouve dans l'église , nous dormirons sur des matelas de gymnastique ,dans le coeur à l’intérieur de l’église , jamais nous n’aurions pensé une chose pareille , nous sommes enchantés ,nous y retrouvons Edouard , Lucette et Roger .

    "Le chemin t'enchante et te réserve son lot de surprise "

 

9 Mai 2006 de Granon à Tosantos 23 km 

Nous quittons le gite à 8 h 15 avec la tête encore pleine d'images très agréables du repas de la veille : 46 à table , repas composé de salade , soupe de lentilles , crème caramel et un jeune hôte qui a manifesté ouvertement sa joie de nous recevoir , après le repas la messe .

Le camino longe la n°120 sur pratiquement toute notre étape ce n'est pas très agréable même si le paysage est vallonné , très beau , le ciel est bleu , magnifique , nous faisons une pause à Redecilla del camino , 4 km après le départ mon amour remplit les gourdes , un cycliste m'accoste , il me dit que c'est dur d’être seul sur le camino et puis qu'il dort dans les gîtes , il discute avec beaucoup d'autres pèlerins mais qu'il lui faut les quitter le matin pour ne pas les revoir , il se raconte un peu , sa famille , son travail , son age 61 ans , son chemin . J’écoute et parle , quelques mots peut être , je ne sais pas lesquels ont du lui faire du bien puisqu'il nous quitte en me disant qu'il pensera souvent à moi (?) puis il repart sur la n° 120 et nous sur le chemin ,nous passons Castidelgado ou nous avons discuté avec une Québécoise . Aujourd'hui , je me sens dans le chemin , nous marchons tranquillement , peut être sommes nous descendu du train ? après quelques km nous pénétrons dans Villamayor del Rio puis plus loin c'est Belorado . 

Nous nous installons à la terrasse d'un bar ( sur le chemin plus en amont nous avons rencontré le padré qui marche vite ).

un couple de cigognes sur l'église claquent du bec -photo-.

La journée se termine à Tosantos dans un gite paroissial , une chambre à deux ,coup de pot nous y retrouvons les pèlerins habituels.Pour la soirée , repas tous ensemble comme la veille puis messe dans une petit pièce du gite transformée en chapelle ou nous lirons les messages et prières des pèlerins qui nous ont précédés , nous chantons également tous ensemble quelques refrains religieux , bonne ambiance .Vincent et Stéphanie nous ont rejoins dans l’après midi ils étaient donc de la partie .

Nos pieds ne nous ont pas trop fait souffrir aujourd'hui ,si tout s'arrange nous pourrons envisager des étapes plus longues .

           le camino est changeant , comme les gens qui le fréquentent , mais tous les jours il t'apprend qu'il faut le mériter .

      "nos ombres sur le blé que le soleil par magie entoure d'auréoles "

 

le 10/05/06   de Tosotos à Atapuerca      27 km

8 h 30 heure du départ, nous quittons José louis l'hospitalier avec beaucoup d'émotion . Le chemin grimpe doucement , il fait déjà chaud , à peine 2 km de marche et nous arrivons à Villambistia , puis 2 km plus loin à Espinosa del camino puis 4 km et c'est au tour de Villafranca Montes de Oca  , c'est très agréable quand le camino traverse des villages très rapprochés , le temps passe dans la quiétude et le bonheur des yeux .

Le dénivelé devient d'un coup plus important , ça grimpe très fort. Les pieds tiennent le coup , nous marchons en intermittence avec Vincent et Stéphanie , le chemin nous conduit dans une foret de pins et de chênes ou les bruyères montent jusqu'à 1m / 1m20 du sol , les oiseaux nous accompagnent toujours et le soleil cogne fort , le chemin et très large surement pour permettre l'accès aux pompiers .

12 km pour atteindre San Juan de Ortéga ( st jean des orties ) ou après une visite d'écoute comme me l'a conseillé Carlos , que je n'ai toujours pas revu , nous repartons à la suite de Vincent et Stéphanie , vers Atapuerca après avoir passé  Agés . 

La fin fut pénible vu qu'il nous a fallu marcher sur la route , cela fait mal au pieds . Au gite nous y retrouvons Marielle et jacques à qui je demande la permission de prendre en photo leurs bourdons, ils sont superbes ( c'est un de leur beau frère qui leur a sculptés et offert  pour leur camino ).

Fatigués , petit resto ( pas bon ) et au lit .

                      " le Camino nous a cassé les os , il se prépare a nous cassé le mental , la Méséta n'est plus très loin "  

 

Le 9 Mai 2006 De Atapuertas à Tardaros  

Départ à 7 h 30     29 km

Le départ se fait par la route puis nous rejoignons le camino qui grimpe fort sur des pierres , démarrage pénible ça grimpe fort , puis petit plat et descente , ça descend , descend à n'en plus finir.Je n'aime vraiment pas ça , puis nous nous retrouvons de nouveau sur la route , petit village et un autre , toujours du bitume . Enfin le camino ressemble à un chemin , mais il longe la n°120 , pénible, pénible jusqu'à l'entrée de Burgos qui se fait par la zone industrielle , plus de flèche jaune (les flèches jaunes ,  on les trouve tout le long du camino elles nous indiquent la direction de saint jacques ) , nous décidons de ne pas passer par le centre ville , le peu de flèches que nous trouvons nous guident en périphérie de Burgos , chemin blanc et dur soleil qui frappe , nous longeons un Rio ( rivière ) sur au moins 2 km , ce parcourt et interminable et nous ne voyons pas l'eau de ce Rio , ce qui aurait été plus agréable , un muret nous le cache .  Nous demandons plusieurs fois notre chemin , c'est très mal fléché , enfin nous arrivons épuiser à la cathédrale ou nous retrouvons à la terrasse d'un café Vincent et Stéphanie . La cathédrale comme la plupart  des églises , vu depuis le début du  chemin est fermé .

Pause rafraîchissement puis départ pour 7 km qui en feront 10 à l'arrivée , infernale et interminable et en grande partie sur le chantier d'autoroute et une chaleur ! . 

C'est épuisé comme jamais je ne l'ai été que nous arrivons au gite de Tardaros (en apercevant le panneau Tardaros je n'ai pas pu retenir mes larmes , j'été cuit )  nous sommes reçus par Taqui un espagnol d'origine qui habite à Toulouse depuis 41 ans , son accueil et sa gentillesse nous font tout de suite oublier nos souffrances ,nous avons perdu Vincent et Stéphanie , mais retrouvé beaucoup de têtes déjà rencontrées sur le camino , dont les brésiliens qui ont longtemps accompagné le padré  et un autrichien  Mandfried aperçu très rapidement , en souffrance il y a quelques jours , je ne sais plus à quel endroit  sur le chemin. 

Apres un moment de repos nous sommes allés chercher quelques provisions pour le lendemain , je me suis traîné à petits pas jusqu'à l'épicerie qui se trouve au fin fond de nul part dans le village et que l'on reconnait grâce à quelques cageots accrochés à la descente de gouttière . 

puis nous sommes repassés au gite ou nous avons passé un super moment de plaisir entre pèlerins .

pour nous remettre de nos émotions , nous sommes allés le soir manger dans un petit restaurant où nous avons là encore passé un très bon moment avec Eugène ( allemand ) qui été attablé à coté de nous il ne parlais pas le français et nous ne parlions pas l'allemand , mais nous avons ri

et vraiment passé une superbe soirée .

En rentrent au gite Mandfried nous attendait  la bouche et le nez couvert de sparadrap pour nous faire comprendre que notre petit dortoir (on était cinq sur 8 mètres carrés environ ) était interdit aux ronfleurs . c'est en riant que nous sommes tombés dans les bras de Morphée .

dur dur d’être pèlerin = 29 km    

 

 

le 12 05 06 De Tardaros à Hontodas  21 km

Départ à 8 h 00 les Adios ont été très longs Taqui et Mandfried étaient en pleine forme , on a bien ri , il y eut aussi beaucoup d’émotions .

Taqui a du accompagner Mandfried chez le docteur à Burgos , une entorse.

Nous ,  nous avons suivi les flèches jaunes , une fois sortis de Rabé de las calzadas , petit village très rustique . Qu'elle  n'a pas été notre surprise d'entendre les cloches de la petite église sonnaient  "big ben " le curé est peut-être anglais ? .

Nous entrons aujourd'hui pour environ 300 km dans la Méséta , du plat , des champs de céréales , du soleil ,pas un arbre ,pas d'ombre , dès cet endroit le camino va travailler notre mental .

Je prends une photo d'un arbre qui est peut être le dernier pour longtemps et nous marchons jusqu'à   Hornillos del camino où l'on fait une pause , les pieds redeviennent douloureux .

le camino nous guide à Hontanas , Ouf .

Nous aurions aimé pousser jusqu'aux ruines  de San Antone , mais les pieds ne nous le permettent pas , ouille , ouille .

le gite privé est superbe et très propre ( 5 € ).

Nous retrouvons Roland et Rudy des Belges voisins de table , au resto de la veille à Tardaros et faisons la rencontre d'une autre Marielle du canada elle aussi .

Elle nous raconte qu'elle vient de faire l'étape avec à ses  cotés , un ange .

Cet ange , c'est Claude 40 ans SDF parti sur le chemin , passé par bordeaux , blond frisé , petite moustache , qui ne dort ni ne mange dans les gîtes , il y a toujours une clé sous un pot de fleurs qui lui ouvre les portes .

Il a les mots qu'il faut , pour faire du bien .

Demain à Castrojeriz  j'essaierai de me trouver des tennis .

 

le 13 05 06 de Hontanas à Itero de la Vega 22.5 km 7 heures de marche .  

Départ a 7 h 15 , il fait beau juste frais, les pieds ne nous font pas mal , le camino démarre en terre puis très vite nous mène au bitume , jusqu'aux ruines de San Anton , elles sont , malgré les outrages du temps , très très belles , il y règne quelque chose qui oblige le respect , elles sont reposantes , nous aurions aimé dormir ici .La croix de tau est visible à plusieurs endroits sur cette ancienne église . un chat noir ayant eu la patte arrière gauche abîmée nous fait énormément de peine , lorsque nous quittons San Anton pour rejoindre Castrojeriz , le premier bar nous offre café et sandwichs , puis nous cherchons une boutique ou je pourrais m'acheter de nouvelles chaussures .

Sur une place nous trouvons mon bonheur , un petit vieux a de tout dans sa boutique de la brosse à dents au gaufrier électrique en passant par tout le nécessaire pour le randonneur _Génial_ma poussinette m'offre une paire de training rando de belle qualité , je ne marche plus , je vole , merci mon coeur pour ce magnifique cadeau .

Le papy nous fait don à chacun ,  en remerciement de nos achats , d'une croix de tau et sa cordelette et nous demande d'amener son souvenir à Compostelle , c'est avec bon coeur MONSIEUR que cela sera fait .

Le chemin est superbe très belles vues , des fleurs tous le long , des oiseaux , du soleil , des pèlerins .

A l'ermitage San Nicolas se reposent sur l'herbe Vincent et Stéphanie , nous continuons un  1 km plus loin jusqu'à Itero de la vega .Le gite est très bien et après nous être douchés , nous allons au gite municipal , déposer mes deux paires de chaussures en trop "Donativo desheredado " pas de regret ,moins de poids .

Repos                   " le chemin bouscule tes habitudes "

 

Le 14/05/06 de Itero de la vega à Formista .

départ 7 h 45 , après un petit déjeuner , une petite pensée pour Laura , Béatrix et Javier , les enfants rencontrés  au gite , vraiment un agréable moment .  

après un bout de route , le chemin part dans les terres et nous amène à la rencontre d'un personnage de petite taille qui ce nomme Alexandro "l'amis des pèlerins " , chapeau truffé de pin's de tous pays , sourire extra .

Alexandro dit à ma poussinette qu'elle est jolie et surtout qu'elle a des yeux superbes , merci Monsieur , photos et nous reprenons le chemin .

Les oiseaux nous lancent leurs mélodies , de chaque coté du camino , des champs de céréales , de luzerne et de fleurs des champs .

A Boadilla del camino nous nous arrêtons juste a l'entrée du village , il y a la une fontaine et pour que l'eau fraîche arrive et coule ,  il nous faut actionner et faire tourner une sorte de gouvernail de grande taille pendant longtemps , mais que ça fait du bien de se rafraîchir .  Nous y retrouvons un couple d’Allemands rencontré la veille au gite , la femme rit tout le temps , elle a un petit air Brigitte  Bardot .

L'église est ouverte , nous y entrons pour nous y ressourcer.

Le chemin longe maintenant un petit fossé rempli d'eau , ou les grenouilles nous saluent d'un concert criard , c'est sur les deux derniers km qu'une douleur aiguë se fait sentir au dessus de l'articulation pied , jambe droite , je tombe à genoux , je souffre énormément .

Nous entrerons dans Formista , ma sauterelle inquiète et moi KO  de douleur .

Je n'ai plus qu'une hâte me reposer .

Dans Formista un panneau indique un centre de secours/ pèlerins , après une demi de recherche nous le trouvons , les urgences sont ouvertes . Diagnostic "TENDINITE" du repos , pas de poids à porter et de la glace à appliquer .

Près de l’église San Martin une des plus belle église Romane d’Europe , se trouve le gite "ouf" repos forcé , nous pensions faire aujourd'hui 25 à 28 km mais Saint Jacques en a décidé autrement .

Au gite , arrivent quelques temps après nous Marielle et Jacques c'est très plaisant de les retrouver . Ce soir , le temps est à l'orage .

L'église San Martin ( XI ) est dépourvue de statues , elles ont toutes été dérobées, mais ses murs dégagent une force , qui fait un bien fou .

Ma poussinette doit être déçue du peu de km effectués , mais ne dit rien , quel Amour.   

 

      " les flèches jaunes t’indiquent et te guident sur le chemin , Saint Jacques lui ,  t’attire comme un aimant "  

 

Le 15.05.06 De Fromista a Carrion de Los Condes 21 km

Départ à 7 h 20 le temps est toujours beau et le camino longe la route mais en toute sécurité . beaucoup de pèlerins avec nous ce matin , le paysage est très agréable ,  au loin , un peu vallonné , toujours champs de céréales et parsemés de milles fleurs . nous passons Poblacion de Campos , il fait déjà chaud , ma tendinite ne me fait pas trop souffrir , lorsque  je sens que la douleur se réveille je masse le nerf , comme me l'a montré l’infirmière au centre de soins et ça me soulage pour un quart d'heure .

4 km après Villatero nous arrivons a Villalcazar de Sirga , l’église y est magnifique et quelques villageois fêtent leur st patron , des enfants sont habillés de chemise blanche , de ceinture rouge et pantalon noir . Le curé entonne une chanson et tout le monde part en procession

.  Notre pause terminée , nous entamons notre marche jusqu'à Carrion de Los Condes ( 5 km ), sous mon pied gauche une douleur se fait sentir , après vérification rien de spécial a signaler , je passe quand même de la pommade anti frottement  .

L'arrivée dans Carrion de Los Condes est très agréable , nous dormirons chez les Clarisses au monastère .

Malheureusement il n'y a plus de place , dommage se sera dans un autre gite .

Marielle et Jacques ont eu de la chance ,  ils sont chez les bonnes sœurs 3€ la chambre pour deux .

Apres la douche , je me soigne et je découvre sous le pied gauche une très grosse ampoule "Aie Aie ".

Pour la tendinite , j'ai refait plusieurs fois  aujourd'hui , sur le chemin , ce que l'on m'a fait  aux urgences , appuyer sur le point le plus sensible de la douleur puis masser en circulaire en remontant le long de la cheville , ça remet en place le tendon , la douleur s'estompe 15 à 20 minutes et il faut recommencer , ce qui nous aura permis de faire malgré tout 21 km .

Plus tard nous rencontrons Christine et Marielle deux Québécoises qui nous demandent de les aider à attraper un chien qui a une corde autour du coup , qui le lacère .

Mais après plusieurs tentatives nous devons y renoncer , rien a faire nous n'arriverons pas à le soulager  .

             "Sur le chemin n’espère pas , attend "    

 

Le 16/05/06      De Carrion de Los Condes à Lédigos 23 km 

Départ 7 h 30 après un petit déjeuner. le réveil , lui , c'est passé comme ça : musique inca à fond les manettes et lumière plein gaz , ça m'a rappelé le court séjour dans l'armée (une journée à cambrais ) .

Le chemin se fait par la route , mais il n'y a vraiment pas de circulation .

On longe de nouveau les champs et quelques marécages , c'est la Méséta sur 17 km .

Il fait déjà chaud , le gros de la troupe est loin devant , nous sommes dans le désert .

Ils appellent la Méséta le désert  car il n'y a pas d'ombre , le chemin est de couleur rouille sable et l’été lorsque les champs de céréales sont murs , l’ensemble fait penser au Sahara .

Il y a bien quelques arbres , pas très gros tout le long , mais il sont dans l'alignement de la course du soleil , résultat , pas d'ombre sur le camino , aussi alors que le roi " el sol "  brille et fait monter la température , nous sommes très heureux d'arriver à Calzadilla de la Cuéza ou le bar nous offre la possibilité de nous désaltérer et de nous restaurer .

Près de nous , cinq copines Basques que nous avons rencontrées plusieurs fois , se lancent dans un récital de chansons de chez eux , c'est très agréable .

un chien quémande quelques caresses .

Nous repartons pour Lédigos 6 km qui nous paressent interminables , sur le bord du chemin de belles touffes de lavande papillon .

Le gite est superbe et ressemble à une petite maison de campagne , nous ne sommes pas nombreux et ma poussinette prend une chambre à deux lits , vraiment très bien .

Le Padré et avec nous .

Ici nous ferons la connaissance de  Alessandra et Matteo , deux jeunes Italiens .

                 

 

le 17 /05 /06 De lédigo à Calzadilla de Los Hermanillos 29 km 500  

 

Départ à 7h30 le coeur n'y est pas , j'ai mal dormi , ma poussinette non plus n'est pas très en forme .

Fatigue physique ?

Le camino suit la n°120 jusqu’à Sahagun .

nous passons Terradillos de Los templarios , Moratinos , San Nicolas del Real camino , puis c'est Sahagun pas grand chose à dire , il fait très lourd , le chemin est très plat aujourd'hui , dans tous les sens du terme et l'arrivée à Sahagun est interminable .

A Sahagun , nous achetons à la pharmacie des semelles en silicone pour amortir un peu les pieds de ma poussinette .

A la sortie de Sahagun le camino suit de nouveau la n°120 jusqu’à l'entrée de Calzada del coto aussi ici deux possibilités s'offrent à nous , chemin du nord ou chemin du sud ? 

Dans notre guide les explications ne nous aident pas du tout aussi après avoir choisi une direction , nous partons dans l'autre sens.

Apres 20 km de plat , nous attaquons sans le savoir 9 km de pampa sous un ciel qui tourne à l'orage , mon amour s'épuise et moi avec .

Apres une longue marche et plusieurs moments de repos , nous arrivons à Calzadilla de Los Hermanillos , au gite il reste quelques places , merci st jacques .

Le village n'est vraiment pas joli , les maisons sont restaurées  dans un très mauvais gout , porte en alu et briques rouges très mal posées  .

Ce soir nous ne  nous coucherons pas tard , aujourd'hui nous avons passé la moitié du camino.

            Le Thym sur le chemin sèche au soleil ses gouttes de pluie et nous régale de son parfum .

 

Le 18/05/06 De Calzadilla De Los Hermanillos à Mansilla De Las mulas départ à 7 h 20

IL pleut , nous quittons ce gite "Donativo" sans émotion , car il n'y en avait pas , accueil froid , il a fallu donner ce que l'on voulait tout de suite de la main à la main puis nous démerder , pas d'ambiance .

Le chemin est bitumé sur 2 km puis c'est la voie Romaine sur 13 km , très pénible pour les pieds et les articulations , la pluie s’arrête pratiquement à l'entrée de Reliegos .

Au bar nous retrouvons le padré et les cinq basques qui ont passé la nuit avec nous au gite , leur chemin se termine à Léon .

Le camino longe la N 120 jusqu’à Mansilla de las mulas 6 km , avec , pour nous procurer de l'ombre un jeune arbre planté tous  les 9,20 m .

Sur le chemin , plus haut nous avons été saluer par trois cigognes qui se sont posées à quelques mètres de nous et par quelques corbeaux  qui pensaient peut être nous manger les yeux  ? , nous avons aussi été doublés par Ruth une Allemande de 1.80 m , rousse , elle marchait sur la nationale , au gite elle renversait tout et ne nettoyait rien ,elle est gainée de partout , un monstre ,espérons qu'au gite de Mansilla de la mulas , elle ne soit pas avec nous .

L'entrée dans Mansilla n'est pas trop désagréable et le gite vite trouvé , malheureusement complétos et le second aussi , nous ne pouvons faire plus de km , le prochain gite est plus loin a 12 km .

Nous nous rabattons sur une hostal à 35 € la nuit , cher , mais reposant .

Ici à Mansilla nous retrouvons Jacky et Isabelle , les deux Marielle , Christine , jacques et plein d'autres, ça fait du bien .

Jacky porte  autour du cou suspendu à de la ficelle une demi bouteille de plastique  dans laquelle  il y a un peu de terre et un petit sapin de quelques centimètres de haut qu'il a trouvé sur le camino déraciné dans un endroit ou il se demande comment il a pu atterrir là ! il me dit qu'il va le sauver et le replanter chez lui dès qu'il sera rentré .  

Ma poussinette se porte à merveille , moi la plante du pied gauche , là ou se trouve une cloque me brûle comme jamais .

nous avons eu Flore et notre petit amour , tout va bien .

Après le resto , repos.

  Camino pluvieux

                                Camino heureux ! 

 

Le 19/05/06 De Mansilla de las mulas à Villadengas del paramo 18,5 km 

Départ 7 h 30 après un petit déjeuner qui nous aura permis de dire au revoir aux cinq copines basques qui terminaient leur semaine de camino à LÉON .

Le chemin longe une fois encore la n°120 sur 6 km 5 , bruyant et dangereux . 

Nous passerons donc Villamoros de Mansilla , Puente de Villarente , Arcahueja , Valdelafuente , à Puento nous avons sauté dans un bus qui nous a conduit au centre de LÉON  , puis un autre bus nous a mené à Trobajo del camino ou nous pensions trouver un lit à la fondation Mirador de la Cruz , mais nous y apprenons , qu'ils n'ont plus le droit de recevoir les Pèlerins , il nous faudra donc continuer plus de 20 km pour avoir un gite , nos pieds ne nous le permettront jamais aussi nous prenons le Taxi. 

C'est a peine descendus du Taxi , devant l'auberge que quelqu'un nous appelle , ce sont Vincent et Stéphanie  , qui resteront après hésitation à Villadangos del Paramo .

Ma poussinette , après la douche , la bouffe et quelques mots fléchés ne rechigne pas pour une petite sieste et se met gentiment a ronfler .

Aujourd’hui même si le camino et les villages traversés ne nous ont pas montrer grand chose , ce chemin nous aura tout de même permis de faire un bout avec Jacky , un gars simple , entier avec un coeur gros comme ça .

A bientôt mon Jacky .

Villadangos del Paramo : repas en compagnie de Jacques , Véronique et Géraldine une collègue à Antony Fangno " GÉNIAL "

                                      Chemin chagrin.

                                      pensées faustines.

                                      frangin , Maud.

                                      et mes quatre.

                                      eau salée.

                                      le bourdon a frappé au lieu de me supporter .

 

 

que de ton coeur meurtri

par deux êtres que je pardonne 

laisse échapper de ces cicatrices

le miel qu'il contient .

 

 

le 20/05/06 De Villadangos del paramo à Astorgas  30 km

Départ à 7 h 30 .  Le ciel est bas mais il n'y a pas de vent , nous longeons la n°  sur 5 km jusqu’à

San Martin del Camino  puis le chemin part dans la nature vallonnée pour atteindre Hospital de Orbigo ( 6 km )puis 12 km de régal , le  Camino m'a donné l’impression de faire revivre tout du départ , des montées , des descentes , du plat ,mais le tout en plus petit et vraiment super malgré les gros nuages.

Avec mon amour nous nous sommes régalés , la nature , les chênes , les genets , les fleurs , les chênes verts , les oiseaux .

Sur le chemin , nous sommes tombés sur un pèlerin grandeur nature , habillé d'un pantalon , d'un maillot , d'une veste , il portait un sac a dos , bouteille d'eau , de vin , chapeau , tête en pierre sculptée ,

prés de lui une toute petite statue représentant le christ ( ? ).

Quelques stèles avec croix étaient également aux alentours . Monument improvisé du 21 eme siècle ? .

Le moment le plus magique de ces derniers  jours après la rencontre de la collègue d'Antony fut une surprise inespérée , alors que nous venions de traverser une petite route et que nous reprenions le Camino  , au loin un petit petit nuage de poussière attire notre attention , bientôt dans ce nuage se dessine la silhouette d'un berger et ses brebis , le tout venant à notre rencontre .

Des chiens magnifiques , d'une puissance  , avec des pattes grosses comme des mains .

Le premier , devant le troupeau dégageait une sagesse forte , est venu nous saluer, nous faire la fête à sa manière , il m'a autorisé à lui faire un gros câlin et ma poussinette était très heureuse de lui offrir des casse croûtes  de la marque PRINCE , au ROI des chiens .

Ce moment je l'ai rêvé à la suite de la lecture d’Antony .

Merci Mr FAGNOT et merci St Jacques  .

                                   ( j'ai prié pour vous pèlerin ,  qui ressemblait à Demis Roussos ) .

 

 

 

Le 21.05.06 d'Astorga à Rabanal del Camino départ 8 h 00 , c'est dimanche, on traîne un peu, nous quittons Astorga la grande, par la route, puis nous retrouvons notre camion en terre .
Nous cheminons avec Vincent, Stéphanie, Jacques, Véronique et Géraldine .
À Valdeviejas , nous nous arrêtons tous pour un petit déjeuné , l'albergue est vraiment très jolie, il fait beau, on est bien, nous nous attardons un peu .
Puis nous reprenons le chemin, nous nos discutions vont des fleurs aux  petits enfants et des petits enfants à plein d'autres choses .
Le chemin est maintenant jalonné de genets , c'est vraiment très joli, l'entrée de Santa Catalina de Somoza un espagnol propose à la vente coquilles , bourdons et plein d'autres souvenirs du camino, non pas en boutique mais sur son trottoir .
À El Ganso, un bar cow-boy nous permet de nous restaurer, il est midi, un pèlerin de 11/12 ans nous salue, ses parents sont à pied et lui est à mini-vélo .

Le camino nous fait emprunter le bord d'une route , puis fonce dans la campagne.

Un grillage ,qui nous empêche de pénétrer dans le bois ,est tapissé de croix de bois posées là par quelques pèlerins , nous avons déjà vu cela plus loin à la sortie de Longrono , nous y glissons les nôtres .  

Juste avant d'entrer dans Rabanal del camino ,fin de notre étape nous avons remarqué sept cigognes entre les poteaux de but , sur un terrain en herbe haute , peut être jouaient elles un match .

Ma sauterelle aimerait les approcher de plus prés , mais impossible .

une énorme cloque sous mon pied droit aujourd’hui . 

 

Le 25/05/06    De Rabanal del camino à Molinaseca  26 km 

  Départ 8 h , je regarde par la fenêtre il fait un temps superbe ,après le déjeuner nous sortons sur la petite place devant le gite ,quelle surprise de se trouver sous la pluie ,pourtant le ciel est très bleu pas un seul nuage !

Foncebadon , café pour se réchauffer .

La croix de fer  , beaucoup d’émotion , nous y déposons toutes les petites choses que l'on nous a confier , quelques petits cailloux ,petits mots , scoubidou , le pin's ayant appartenu à Solange .

Que nos prières vous rejoignent .

Nous reprenons le camino , accompagnés de Stéphanie et Vincent ,  il pleut , il neige , pluie de grêles ,il fait un froid qui transperce , mais ma poussinette chope un fou rire, formidable .

Manjarin  ,Thomas le dernier des templiers ,pas très accueillant , mais quelle joie ,quel plaisir de se trouver là .

Pèlerin ,quand tu passes à cet endroit  prend le temps de t'y arrêter , je crois fort que tu ne puisses pas en garder un souvenir formidable .

La cabane , le café , la danse irlandaise , les rires , un bonheur superbe .

nous repartons sous la neige ,la pluie le vent  ,de partout  des genêts blancs , jaunes , formidable .

nous passons le point le plus haut du camino 1532 mètres .  

El Acebo , omelette , poussinette tombe amoureuse d'un bébé berger allemand .

Pluie de grêles  .

Riego de Ambros , superbes maisons avec petit balcon .

je n'en peux  plus , je traîne les pattes ,je suis à bout de souffle , Vincent n’arrête pas de me dire que l'on arrive au gite , je lui réponds qu'il m'a déjà fait le tour plusieurs fois ,je ne le crois plus .

Molinaseca , ha enfin le gite ,ouf ben non , il est complet , reste que deux places , nous repartons pour 6 / 700 mètres , un autre gite à la sortie du village , là aussi complet , il y a des lits à l'extérieur ,sous une avancée du gite , mais le responsable ne veut pas nous les laisser , car il dit  qu'il fait trop froid , je suis complètement cuit , lorsque j'aperçois deux tentes canadiennes posées dans un coin de pelouse , je demande si l'on peut les utiliser , la réponse est oui !

Sans attendre nous passons chercher des couvertures au gite et nous rejoignons nos demeures de toile bleue ,nous avons pris deux couvertures et Vincent et Stéphanie en n'ont pris neufs .

bonne nuit !  

 

 

Les 23.05.06  de Molinaseca à Cacabelos départs 8 h 30

Notre nuit dans cette tente canadienne ne fut pas très chaude, mais nous laissera de très bons souvenirs , lorsque j'ai ouvert la fermeture de la porte mes yeux sont tombés sur les plis d'un sac-poubelle dans lesquels il y avait de la glace, vision froide du Camino .
Félix l'hospitalier nous annonce qu'il va faire beau temps.

Nous passons au gite pour déjeuner et pour nous réchauffer et là nous nous apercevons que le gite ne valait pas nos canadiennes , des mouches par centaines volent dans tous les sens et viennent nous mordre ,c'est infernal, nous ne posons pas .
Nous reprenons tous les quatre le chemin, nous longeons la route n°6, sur le bord de laquelle des cerisiers sont plantés , des panneaux nous signalent qu'il ne faut surtout pas les manger car il sont traités donc pas comestibles , que c'est agréable de les chaparder.

La traversée de Ponferrada est assez pénible surtout après le chemin dans les vignes .
Près d'un petit cimetière à l'entrée de Columbrianos nous mangeons des bananes, qui nous font du bien, puis le chemin nous conduit à Fuente Nuevas où les roses sont magnifiques, une femme d'un certain âge nous croise avec au pied ,des sabots, une cigogne claque du bec sur l'église et à la sortie du village une vieille dame lave son linge sur une planche de bois, dans un de ces canaux d’irrigation, image d'un autre temps .
Nous passons Camponaraya, toujours des cerisiers qui nous tendent les branches et de superbes rosiers .
À l'arrivée à Cacabelos le gite qui se trouve sur le pourtour de l’église, nous offre des chambres de deux lits, mais les murs ne vont pas jusqu'au plafond ,ce qui permet aux bruits de toutes sortes de circuler librement d'un endroit à un autre .
Depuis trois jours ,nous nous rendons compte que nous ne courrons plus, les pauses sont plus longues, la marche moins rapide, c'est très agréable, comme en vacances.
Nous avons passé la barre des derniers 200 km .

lors de notre balade dans Cacabelos pour les courses de ce soir, des chants nous ont attirés dans une église, ou une vingtaine d'enfants répètent quelques couplets, .............formidable .

                           Sur le chemin tu chantes

                           et au bout, il fait chanter les autres pour toi..

 

Le 24/05 /06 De Cacabelos a Ruitelan  28 km 500

Départ à 8 h 15 par la route (2 km ) puis le chemin part dans la campagne, le paysage est splendide et il fait très beau, nous traversons des vignes, un peu partout , il y a des cerisiers, des écriteaux annonçant des traitements dangereux tentent de dissuader les chapardeurs.
Nous sommes dans le Bierzo, pays du vino, nous ne marchons pas vite, l’on prend notre temps .
Le camino ,après Villafranca Del Bierzo, nous fait longer la N° 6 sur 12 km c'est pas du tout agréable, heureusement il nous fait entrer dans les villages qui le bordent, de très jolis villages avec maisons à balcons de bois, beaucoup d'entre elles tombent en ruines .
Aujourd’hui ,nous avons pu admirer des châtaigniers très anciens avec des troncs de plusieurs mètres de diamètre, ma sauterelle fut ravie lorsque du coté de Vega de Valcardel nous avons rencontré un chien de berger , seul, à qui ma poussinette a donné deux gâteaux au chocolat, de ce fait il nous a suivi un bon moment, elle fut tout ce temps contrariée qu'il se perde où se fasse écraser, à mon avis le pépère connaissait parfaitement le coin .
Notre journée s’arrête à Ruitelant, nous avons cheminé à deux pratiquement le long de ces 28,5 km, cela aussi fait beaucoup de bien .
Ma poussinette est toujours très en forme et ma tendinite sous le pied droit ne me cause pas trop de soucis .
                                   Pauvre Camino

                                   quelquefois bien massacré

                                   par le progrès (?)

 

Le 25/05/06   De Ruitelan à Fonfria 21 km départ à 7 h 00

Après un réveil en musique à 6 h et une nuit très reposante dans le grenier du gite transformé en dortoir , déjeuner en groupe, très sympathique , nous reprenons le camino qui empreinte une petite route qui monte doucement et nous emmène dans la nature à flanc de coteaux , des paysages magnifiques et le temps est superbe , le chemin monte toujours , nous traversons La Faba et La Laguna De Castilla , deux villages qui semblent sortis d'un autre temps ,des fermes rustiques , très jolies  et des odeurs qui en moi font remonter des souvenirs d'enfance  .

 O'CEBREIRO premier village de Galice ( GALICE , je trouve ce nom très joli et magique, je l'aime vraiment beaucoup ) très touristique et très joli .

Le chemin à la sortie de O'Cebreiro n’existe plus , nous devons marcher sur le bord de la n°6 à nos risques et périls ,vraiment très très dangereux .

Au col de Alto De Poio ,1337 m voilà 18 km que nous grimpons , ma poussinette a souffert , nous nous arrêtons à Fonfria ou l'auberge est très jolie.

Avec quelques français rencontrés sur le chemin plusieurs fois  depuis saint jean pied de port , cet après midi nous avons refait le camino depuis le début sur une petite table au soleil .

quelques vaches et un taureau  ont créé en fin de journée beaucoup d’animations , on n'en menait pas large .

tous les pèlerins se retrouveront au restaurant  devant une grande table .

 

Le 26/05/06 De Fontria à Sarria 28,5 km 

 

Départ à 7 h 30 à peine sortis du gite nous sommes interpellés par une vielle dame qui nous propose du lait , puis finit par nous offrir des crêpes au sucre qu'elle prend dans un placard qui ce trouve dans l'entrée de sa maison , une fois les crêpes englouties la dame nous dit "DONATIVO" ( donner ce que vous voulez ) , la retraite de ses agriculteurs ne doit pas être très grosse ici non plus , Buenos dias MADAME .

il  fait déjà très chaud le pull polaire est vite retiré , nous avons fait que du chemin jusqu'à Tricastela mais quel chemin fantastique , si la Galice est comme ça jusqu'à Santiago , nous allons vraiment nous régaler , le camino est toujours à flanc de coteau ,parfumé de milles fleurs , il nous fait traverser des villages qui nous donnent l'impression de faire un voyage dans le temps et puis aujourd’hui tous les oiseaux sifflent en même temps ,nous n'en avions encore  jamais entendus autant .

Leurs sifflets se mélangent au chant du Rio , très agréable .

Après Trigastela  c'est la même beauté , ça monte peut être un peu plus et ma poussinette est très fatiguée , je lui donne la main pour la tirer et la soulager  un peu .

Hier nous n'avons pas pu faire de course après notre arrivée au gite , il n'y avait pas  de magasin d'alimentation , aussi nous n'avons rien pour les fringales et pour ce midi , c'est très dur, nous nous arrêtons entre SAN XIL et MONTAN sous un chêne et fouillons dans nos sacs , ma poussinette y trouve un yaourt , un petit morceau de pâté et trois petites doses de confiture , ça ne fait pas lourd mais ça donne un peu le moral .

Ouf ! à MONTAN un bar restaurant nous attend les portes ouvertes , que c'est agréable de reprendre des forces .

Nous reprenons le chemin dans les bois de chênes , puis passons Ferrela , Pintin cabor , Carballa pour arriver à Sarria ,dans l'un de ces villages , nous avons vu posé sur le toit d'une maison en lauze un ballet en bois et genets , un vrai ballet de sorcière ?

je regrette la photo .

Ce matin sur environ 10 km nous avons cheminé avec d'autres pèlerins  puis les derniers autres 18 km nous les avons terminés a deux ,c'est très bon , ma poussinette est un ange .

 

Sur le Camino ,ce n'est pas ton corps qui avance ,

c'est ton âme ,ton corps ,lui suit .

 

 

 

le 27/05/06   De Sarria à Portomarin 22 km 

Départ à 7 h 45     nous avons été réveillés par deux italiennes et un italien qui se sont comportés comme s' ils avaient été seuls dans le gite , je pense que c'est aussi dégueulasse que d'abandonner ses canettes de  soda et autres papiers gras sur le chemin , enfin .

Le chemin ,après la sortie de Sarria nous emmène dans la nature , nous sommes dans la brume , c'est très bizarre.

La Galice ressemble beaucoup à la Bretagne , des murets de pierres sèches entourent les petits prés et les villages anciens , dans ce pays de sortilèges et de magie l’on pense toujours qu'au détour d'un sentier nous allons apercevoir une sorcière sur son ballet ou quelques lutins , des petites sources coupent très souvent le camino et le transforment en terrain boueux ou le noient sous quelques centimètres d'eau  , quelle beauté que cette région .

 Nous rencontrons aussi des paysans qui travaillent la terre de leurs champs à la binette et à la houe , dans les villages souvent ,nous entendons mugir les taureaux dans leurs étables  et sous nos pieds des fleurs , mais depuis peu, beaucoup de lupins et de digitales .Pour les arbres , majorité de chênes de châtaigniers et aussi des genets hauts de cinq à six mètres, très joli.

Ce jour est le jour anniversaire de ma poussinette aussi lors du pique-nique de midi je lui offre son cadeau acheté dans une boutique de O'cébreiro , un petit pèlerin en pierre , ce qui lui fit vraiment plaisir. .

Je c'est ce quel aurais aimée , une grosse glace couverte de chantilly mais sur le camino je ne me souviens pas avoir vu autre chose que des bâtonnés glacés , ce seras pour la maison .

Pas de nouvelle de Jacques et Marielle , de Vincent et Stéphanie , de jacques et de ces filles pas plus de Carlos et Suzy , j'aimerais tellement les retrouver , sont ils devant ,derrière ? ....NO SE .

Sur le chemin un merle a couru le temps de quelques pas devant nous , puis a sauté sur un arbuste et , au lieu de se sauver , nous a sifflé quelques notes .

Moins de 100 km de SANTIAGO .

 

Si tu t'émerveilles du Camino 

c'est que tu en fais parti 

alors le merle te le dit .

 

 

le 28/05/06   De Portomarin à Xan Julien. 30 km

Départ 7h30 , nous partons sous un ciel gris et un peu dans la lune , nous suivons un couple de pèlerins qui suit quelques flèches jaunes et les flèches jaunes nous amènent après un long détour à l'albergue que nous avions quittée quelque temps auparavant , plus d'un kilomètre pour rien , nous n’arrivons pas à prendre notre rythme , on se traîne , les sacs nous pèsent , que c'est dur.

A Ventas de Naron un bar nous permet de prendre un café au lait et quelques gâteaux , cela nous réveille enfin .

Le chemin suit une route peu fréquentée mais tout de même pas très agréable .

Quand le soleil perce , nous sommes toujours sur le bord de la route , quelques oiseaux nous accompagnent et sur les bas côtés ,  beaucoup de grandes marguerites .

Nous traversons ensuite un sous bois de sapins et d’eucalyptus , nous trouvons un peu plus loin une pâture ou l'herbe nous offre de quoi nous installer pour casser la croûte et nous reposer un petit moment .

Le moral , l'entrain et les forces sons revenus  en même temps .

Depuis le départ ce matin le chemin monte doucement , aussi lorsque nous arrivons après avoir traversé Palas Del Rey à San Julien nous sommes épuisés .

l'auberge est une maison du XII siècle de toute beauté , l'aubergiste Maria est très sympathique tout comme son mari Miguel Angelo .

Les quelques notes écrites aujourd’hui se feront en compagnie d'un vieille espagnol et de sa femme à la terrasse du café bar albergue ( Angel Castro Lopez et Rennédios Pacry Ayildés ) lui est plus avenant qu'elle ,  peut être la timidité. Comme nous il fait des efforts pour que nous puissions nous comprendre , merci Angel .

Dans ce village , il ne sont que douze habitants .

Miguel Angelo m'apprend qu'il est espagnol par son père ,que son grand père était Galicien , (qu'il a vécu très longtemps au Maroc et que Maria est cubaine) , malgré tout ça , il lui a été très difficile d’être accepté au village et aujourd'hui après cinq ans il y a encore quelques personnes qui ne lui adressent pas la parole , pas un mot dit-il , il reste L'étranger .

 

 

 

Le 29/05/06 De San Julien à Arzua 24 km 5

Départ à 7 h 30 , le temps est très couvert mais il fait déjà chaud , nous quittons cet endroit avec un petit pincement au coeur , quelle sympathie dans celui de Miguel et Maria , quel plaisir nous avons eu la veille à dîner avec les pèlerins dans ce gite , bien sur nous n'avons pas pu discuter avec tout le monde , mais l’ambiance était vraiment très bonne ; avec Matteo , nous avons goutté a l'eau de vie de raisin , très agréable , puis Angel Cabo est entré dans le bar , s'est installé à notre table et a commencé son cinéma , il nous a expliqué qu'il était retraité , ancien mineur de minerai , qu'il avait une bonne pension , que Miguel et Maria , eux  , étaient obligé pour manger de travailler matin et soir , tous les jours pour gagner leur vie , il nous a répété cela dix fois , bien sur de façon à ce que le couple l'entende , il finissait son discourt en disant qu'il était le président de San Julien , puis regardait les intéressés en leur faisant un magnifique bras d'honneur , pas méchant ANGEL seulement un peut CABO , taquin et emmerdeur , mais très brave avec des yeux de filou .

Pour ce qui est de notre chemin , aujourd’hui il fut plus agréable que la veille nous avons marché dans la campagne , très souvent en sous bois d’eucalyptus , quel parfum , après presque un mois de marche qui je pense ,  nous a nettoyé le corps , la traversée de ces  bois va nous préserver de Rhumes pour plusieurs années .

Nous avons passé la borne 50 km .

le chemin se termine , le contact avec les pèlerins que nous rencontrons n'est plus du tout le même  , peut être n'avons nous plus besoin de nous rassurer avec la présence de nouveaux amis .

Aujourd'hui nous pensons surtout à ce que nous nous sommes fait depuis Saint jean pied de port et nous espérons les retrouver à Santiago .

 

 

Le 30.05.06 d'ara à Arca 21 km
Départ à 7 h 45 . Ciel bleu, vent frais . J'ai eu peur que le camino ne longe la route, mais nous partons pour les 21 km dans la campagne, le chemin aujourd’hui ressemble beaucoup à celui d'hier .Les sous-bois s'est agréable quand le soleil tape fort, mais l' inconvénient , on ne voit pas le paysage .
Nous passons les bornes posées tous les 500 mètres et qui nous rappellent que Santiago est maintenant très proche, la borne 30 km nous donne l'envie de continuer jusqu'au but, nous ne le ferons pas, nous préférons arriver en pleine forme .
Compostelle se sera pour demain .
Tout le long du chemin j'ai pensé aux amis , à  la famille, au retour.
Je pense que rien ne sera comme avant entre moi et ma poussinette, ma moitié d âme ( comme dit Suzy).
Le chemin fait ensemble fut tellement fort, il nous a apporté encore plus d'amour et de respect, nous avons appris beaucoup, merci mon coeur .
Le gite d'Arca est très grand est agréable.

Nous avons fait connaissance de deux jeunes femmes qui plusieurs fois ont marché à nos côtés mais avec lesquelles nous n'avions échangé que des holàs ( des bonjours) , elles sont françaises et nous ont appris avoir rencontré Carlos et Suzi le 18 mai dans une alberge du côté d'Astorga, nous y sommes passés le 20 ce qui nous laisse peu d'espoir de les retrouver demain à Santiago.
À Arca ,cet après-midi , pas une seule personne avec qui nous avons sympathisé durant le chemin n'est présente ,quel dommage .
Après un moment de repos nous sommes allés faire un petit tour dans le village, pour la première fois depuis notre départ , un bar nous a donné la possibilité de manger une coupe de glace avec de la chantilly, j'en avais promis une à mon amour pour son anniversaire et elle avait du se contenter d'un petit esquimau, alors je lui en ai offert une, avec un peu de retard, puis nous nous sommes dirigés vers le Super-Makéto en direction du gite, au loin sur le bord de la route , deux silhouettes ont une allure que je reconnais tout de suite ce sont celles de Vincent et Stéphanie ; c'est vraiment du plaisir de nous retrouver, ce soir nous boirons le vino ensemble .

 

 

Sur le chemin les pierres sont dures, mais les récompenses sont tendres.

 

 

 

Les 31.05.06 départs à 7 h 10
Nous sommes partis de bonne heure ,  nous aimerions arriver avant le début de la Messe à la cathédrale .
Sur le camino pas grand-chose à dire si ce n’est le parfum des eucalyptus, nos esprits vagabondent dans le chemin passé et sur ce qu'il nous réserve tout à l'heure, nous avons rejoint Vincent et Stéphanie partis un peu avant nous .
En haut du mont de  la joie nous avons été très déçus de la vue sur Santiago......

    

 

 

 

Dites moi  ce que vous pensez de ce récit , dans le forum et si vous  voulez  connaitre la suite .

D'avance merci


30/10/2014
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Un vent nouveau souffle sur la planète mais attention

"Une renaissance spirituelle est en train de parcourir le monde. La plupart des êtres humains la perçoivent, certains ironisent, beaucoup de gens y par ticipent et personne ne peut l’arrêter. Nous sommes face à une révolution de notre mode de pensée"

Marianne Williamson

 

 

 

 

Matthieu 24:5,24
Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: C'est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens.…

Matthieu 7:15
Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.

Marc 13:22
Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus, s'il était possible.

Actes 20:30
et qu'il s'élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux.

1 Timothée 4:1
Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons,

2 Pierre 2:1
Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine.

1 Jean 2:18,26
Petits enfants, c'est la dernière heure, et comme vous avez appris qu'un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists: par là nous connaissons que c'est la dernière heure.…

1 Jean 4:1
Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.

Jude 1:4
Car il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ.

Apocalypse 19:20
Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent de feu et de soufre.


28/09/2015
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Article sans titre

20161118_152627.jpegla main d'une dame qui est passée se faire magnétiser après avoir reçu de l'eau bouillante , brulure au deuxième degré .

 


20161123_102627_2.jpegcette photo montre le résultat de la séance 7 jours après  , vous trouverez le message de cette personne dans la rubrique témoignage .


19/12/2016
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brulure au deuxième degré

20161118_152627.jpegcette photo montre la main d'une dame qui est venue se faire magnétiser après avoir reçu de l'eau bouillante ( brulure au deuxième degré ).
20161123_102627_2.jpegvoici le résultat d'une séance après sept jours , vous trouverez le message laissé de cette dame dans la rubrique témoignage .


19/12/2016
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